/!\ Ce post est hyper geek

Donc oui, rooter son téléphone est une misère affective… Notamment parce la somme de savoir (à usage unique) qu’il faut acquérir pour le faire est hallucinante. Il y’a toujours un problème et sans cette connaissance, difficile de trouver la solution.

« fastboot », « ROM stock », « recovery », « ADB »… Ces termes sont employés sans préavis comme s’ils coulaient de source…
Et c’est sans compter les combinaisons de touches improbables (le fameux « power + volume bas »)…

Et puis c’est du stress, hein ! A chaque fois que le téléphone reboot, on embrasse sa patte de lapin, jette du sel derrière son épaule, prie la poussière au pied nu, croise les doigts… parce que concrètement, on est jamais sûr de ne pas tout péter… o__O’

« Mais qu’allait-elle faire dans cette galère ? », me demandez-vous…

Et bien, avant de rentrer dans le vif du sujet, petits rappels :

Androïd est un système d’exploitation ultra-customisable conçu pour les smartphones. Comme il est libre (le code est partagé ouvertement et gratuitement), chaque fabriquant/opérateur peut donc fabriquer sa version custom moisie.
Une ROM est un fichier qui contient les instructions exécutables d’une version d’Androïd (c’est ce qui va être installé). La ROM stock est la version qui est vendue avec le téléphone.
Rooter un téléphone permet de réactiver le compte administrateur donnant ainsi la possibilité de le réinstaller en remplaçant la ROM stock par une ROM meilleure.
Je clair, Luc, ne pas ?

Bref, pourquoi en suis-je venue à rooter mon Nexus One ?
Parce que pour commencer, j’adore mon google phone. Il a deux ans, marche parfaitement et je n’ai pas envie de m’en séparer. Il est parfait pour mes usages ! Et surtout – attention argument Hello Kitty – la trackball clignotte en blanc quand j’ai un mail, en vert pour un sms, en bleu pour une notif face-de-bouc et en rouge pour Google+… C’est pas mor-tel, ça, hein ?

Il y’a néanmoins un grain de sable dans la turbine, un crouic crouic agaçant : je l’ai acheté via SFR qui, au passage, en a profité pour installer une version « spéciale » d’Androïd (la fameuse ROM stock) et a enlevé les accès root/administrateur du téléphone.
Pourquoi est-ce un problème ? Par ce que cette ROM contient un nombre incalculable d’applications inutiles et pourries, qui prennent beaucoup de places et ne peuvent pas être désinstallées…

Or si le Nexus One a un défaut, c’est bien sa petite mémoire interne. Et que se passe-t-il quand la mémoire interne est saturée ? La connexion ne fonctionne plus et certaines applications ne peuvent plus tourner.

On pourrait se dire qu’il suffit de déplacer les applications sur la carte SD mais malheureusement, beaucoup d’entre elles ne peuvent pas l’être…
Et ainsi, le temps passant, elles se mettent à jour, grossissent… Et il faut progressivement désinstaller les applications les moins vitales… Et puis arrive le moment fatidique où la mémoire manque mais plus rien ne peut être désinstaller sans préjudices…

Quels sont les choix :

1- ne pas faire de mise à jour et n’utiliser que des applis d’il y’a deux ans… —> Ouuuuh, mais elle est méga chiante cette option… Imaginez : pas d’instagram, le facebook d’il y’a deux ans (hum, hum), … NO GO !

2- changer de téléphone (HTC One X, mon amour) —> Je ne supporte pas cette sur-consommation… Mon téléphone fonctionnerait très bien, si un opérateur idiot n’avait pas installé une couche logicielle moisie dessus. Et ça m’énerve beaucoup trop… NO GO !

3 – passer 8 heures à rooter son téléphone, formater une partie de sa carte SD pour qu’elle puisse étendre la mémoire interne et installer une ROM custom décente (sans QuickOffice-sa-mère)…
La perspective de nerder sur un téléphone pendant aussi longtemps ne me réjouissait guère mais au bout d’un an de procrastination : I dit it !

Et j’en suis bien contente. Tous mes soucis sont résolus (y compris le crash de l’application qui va peut être réussir à me faire courir :  Zombies, Run!)

-Détails croustillants (run, noob, ruuun !)- :
Le tutorial qui a fonctionné.
Mais j’ai choisi une CynogenMod (AmonRa), en installant d’abord la 5, puis la 6 et enfin la 7 (ne pas oublier de Wiper entre et d’installer les google apps !)

Et voilà, Nexy Nex roule maintenant avec Androïd Gingerbread 2.3.7… Qu’il est beau, que je l’aime… (oui, on parle toujours de mon téléphone).

hooray !

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